Votre flore vaginale, à l’origine
de la flore intestinale
de votre bébé

Hannah Livage

Hannah Livage

Saviez-vous que votre flore vaginale impacte de façon significative la santé de votre enfant ? 

Pour beaucoup de personnes cette information est méconnue.

Comment votre flore vaginale impacte-t-elle la flore intestinale de votre bébé ?

Qu’est-ce que la flore ?

Avant toute chose, il est important de comprendre ce qu’est votre microbiote (plus connu sous le nom de flore) ainsi que son fonctionnement.

Le microbiote est en réalité l’ensemble des bactéries qui se trouvent dans votre organisme.  Il y en a sur votre peau ainsi que sur vos muqueuses (bouche, intestin et vagin).   Il s’agit de bonnes bactéries, qui permettent de vous protéger des bactéries nuisibles.

L’équilibre entre les bonnes et les mauvaises bactéries est assez fragile.

Par exemple, lorsque vous prenez des antibiotiques ou que vous effectuez un lavage intime trop agressif, vos bonnes bactéries sont endommagées, et vous pouvez alors ressentir certains troubles notamment intestinaux.

Par ailleurs, d’autres facteurs, telle que l’alimentation, le stress, le sommeil, jouent également sur la qualité de votre microbiote.

Chaque individu possède un microbiote qui évolue au fil de sa vie. Toutefois, le microbiote qu’on acquiert à la naissance est crucial et joue un rôle important dans notre système immunitaire, en permet notamment la reconnaissance des microbes pathogènes.

La transmission de votre flore à votre enfant

Durant la grossesse, dans le ventre de la maman, le fœtus est dans un milieu stérile, sans aucune bactérie.

En venant au monde, lors de l’accouchement par voie basse, le bébé est en contact direct avec les sécrétions vaginales de sa maman, et donc des bactéries de celle-ci.

Ce sont les toutes premières bactéries avec lesquelles le bébé est en contact, et qu’il va ingérer.

Cela permet naturellement à la maman de transmettre son microbiote à son enfant.         Ainsi, la composition microbienne intestinale du bébé est très proche de celle de la flore vaginale de sa maman.

Il est ainsi indispensable de prendre soin de votre microbiote intestinal et vaginal avant votre accouchement, pour permettre la transmission d’une flore la plus riche, diversifiée et la moins pathogène possible à votre bébé.

Ces bactéries vont ensuite permettre au bébé de bénéficier d’un terrain favorable aux bactéries nécessaires à son immunité et son métabolisme, et défavorables aux bactéries pathogènes.

Il apparait donc que selon le mode d’accouchement, le microbiote de votre enfant ne va pas se développer de la même façon

Quels sont les facteurs influençant la flore intestinale de votre enfant ?

Qu’en est-il de la flore de votre enfant en cas de césarienne ?

Depuis plusieurs années, de nombreux pays assistent à l’augmentation du nombre de naissances par césarienne (pour des raisons médicales ou de confort).

La naissance par césarienne plutôt que par voie basse, impacte la flore intestinale du nouveau-né, la maman étant alors privée de ce moyen physiologique lui permettant de transmettre sa flore à son enfant.

Les bébés nés par césarienne ont ainsi une flore intestinale différente que ceux nés par voie basse, et notamment moins riche et moins diversifiée.

Cela peut alors impacter sa santé à venir. En effet, le bébé est alors privé d’une exposition à de bonnes bactéries qui lui auraient permis de développer son immunité, et est alors plus sensible aux bactéries pathogènes. Il est directement au contact des microbes de son environnement, qui seront alors les premières à former sa flore intestinale.

D’ailleurs, l’accouchement par césarienne est de plus en plus associé à des maladies liées à des déséquilibres du microbiote (comme l’asthme, les maladies auto-immunes, les allergies, le diabète et l’obésité).

D’autres moyens permettent-ils d’optimiser la flore de votre enfant ?

En France, une femme sur cinq accouche par césarienne.

Il est donc intéressant de connaitre les autres moyens permettant à la flore intestinale d’un bébé né de cette façon de s’enrichir.

    L’ensemencement vaginal

    Cette pratique commence à se faire connaitre en raison de l’alternative opportune qu’elle propose à la transmission de la flore vaginale via l’accouchement par voie basse.

    En effet, afin de ne pas privée le bébé des bactéries contenues dans la flore vaginale de sa maman, de plus en plus de professionnels soulève la question de l’ensemencement vaginal.

    De quoi s’agit-il ? Il s’agit de mettre le bébé en contact dès sa naissance avec les sécrétions vaginales de sa maman, afin de reproduire la transmission de microbiote qui se fait lors de l’accouchement par voie basse.

    Cela revient concrètement à placer une compresse dans le vagin de la maman avant l’accouchement puis enduire le bébé des sécrétions, ou à appliquer ces sécrétions sur le sein de la maman avant d’y placer l’enfant pour la première fois.

    Plusieurs études ont été menées dans ce sens, notamment par l’Université de médecine de New York (publiée dans la revue Nature Medicine en 2016), indiquant qu’il était possible de restaurer chez un bébé né par césarienne le microbiote qu’il aurait acquis s’il était né par voie basse.

    Les chercheurs ont alors exposé certains bébés nés par césariennes aux sécrétions vaginales de leurs mamans dans les minutes suivant leur naissance, puis ont comparé leurs microbiotes avec ceux d’enfants nés par voie basse, ainsi que d’enfants nés par césarienne et non exposés à ces sécrétions.

    Ils ont constaté que la composition microbienne des bébés nés par césarienne exposés aux sécrétions vaginales, ressemblaient à celle des bébés nés par voie basse, mais qu’il en était différemment pour les bébés n’y ayant pas été exposés.

    Attention, cette méthode n’est pas encore recommandée, car elle pourrait s’avérer néfaste en cas d’infection ou de présence de germes pathogènes dans le vagin de la maman au moment de l’accouchement. Mais des études en cours pourraient bien faire parler d’elle…

    L’exposition dès la rupture de la poche des eaux

    Pendant la grossesse, le bébé est protégé des bactéries dans un milieu stérile, grâce au placenta et à la poche des eaux. Lors de la rupture de la poche des eaux, l’enfant est alors mis en contact avec les bactéries de sa mère, et ce, avant l’éventuel passage par voie basse.

    L’allaitement

    Votre bébé aura également un autre moyen tout aussi naturel afin de développer son microbiote : l’allaitement maternel.

    En effet, l’allaitement a un impact significatif sur son microbiote, en influençant sa composition grâce aux bonnes bactéries contenues dans le lait, ainsi que les facteurs permettant la croissance de ces bonnes bactéries.

    Connaissiez vous les bienfaits de votre flore vaginale pour votre bébé ?

    N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !

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